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Embrunman, compte rendu #1

Réveil « facile » à 3h30 après une nuit courte mais efficace visiblement. Je me sens bien, pas de problème pour manger. Je fais quelques oublis entre la chambre et la voiture mais rien d’inquiétant, ca doit etre le stress en quelque sorte.

On descend sur Embrun car nous sommes logés à 1300m d’altitude, au calme, au milieu de la nature avec une vue sur toute la vallée. On a passé une superbe semaine dans ce cadre => merci Eric au passage pour l’accueil !

C’est déjà la lutte pour les places de stationnement, je fais vite. Tout est prêt, je file à l’entrée du Parc où un contrôle d’identité cause un « gros » bouchon. Les minutes passent et on piétine. Je retrouve Hugues (des Alligators) dans la masse. Passage check, on file à notre place, on retrouve les autres du club, on installe les derniers éléments au vélo, on prépare nos sacs, on enfile les combi et on file dans l’autre file d’attente, celle qui va nous mener au départ sur la plage. Les WC sont surchargés, impossible de s’y rendre dans des délais convenables !

BREF

Je suis sur « la 3è ligne » on va dire car c’est plus un poulailler qu’autre chose. Il fait nuit, les filles sont dans l’eau depuis quelques minutes. Je ne vois rien, pas une bouée, à peine les barrières le long desquelles le départ est donné ! C’est déjà mon stress ce depart en natation quand tout va bien mais alors de nuit, j’avais JAMAIS essayé ! Sur le coup, je m’en tire bien, je me dégage sur la droite par rapport à la masse et j’aperçois le gyrophare orange du Kayak ouvreur ainsi que le spot lumineux du bateau « arbitre/speaker ». Je ne vois que ca donc j’essaye de suivre ce point de repère qui, forcément, s’éloigne peu à peu mais heureusement le soleil arrive doucement pour compenser. Je trouve rapidement des pieds même dans le noir, j’arrive à faire le 1er tour dans le sillage d’un mec qui me lâchera au départ de la 2nde boucle mais que je remplace par un autre « guide » et que je ne quitte pas d’un cm jusqu’à la sortie de l’eau !

Au passage du 3-400m je pense avoir reconnu Olivier #LyoendesFlandres avec son bras gauche tendu et ses lunettes. Peu importe, je me concentre dans les pieds pour tenir l’objectif initial (moins de 1h). J’avais programmé une alarme toute les 15′ sur la montre pour voir où j’en étais sans avoir à me poser des questions. A peine en avance à la fin de la 1ère boucle et 3’20 d’avance à la sortie de l’eau !!!

56’40 (67è) / 3890m à la montre (beaucoup de Garmin annoncent entre 3800 et 3900m). Je suis très satisfait de ma prestation, la journée commence très bien. Je suis à 10’15 de la tête (Sébastien FRAYSSE en 46’25) alors que je pensais finir à au moins 12-13′.

Quelques chronos de la TEAM HOKA TRIATHLON :

  • Charlotte MOREL : 49’36 (8è tps scratch alors qu’elle était toute seule !!!)
  • Olivier LYOEN : 53’16 (23è)
  • Jérémy MOREL : 53’24 (28è)
  • Thomas LEBOUCHER : 53’27 (29è)
  • => wowwww les gars vous nagez même en équipe là !
  • J-Eudes DEMARET : 56’40 (67è)

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(1er plan avec la combinaison BEUCHAT C800 Crawl)

Tenues 2017

74ol1-JED 2017 74ol2-JED 201774ol3-JED 2017Comme l’an dernier, M9 me confectionnera mes tenues pour la saison 2017. Nouvelle saison, nouveau design. RDV sur ma page FB pour donner votre avis, sachant que j’ai déjà mon idée et que quelques modifications « mineures » seront apportées d’ici la version finale : 

l’Été s’ra chaud !

Salut à tous,

Après Hawaï, gros repos annuel. Généralement je débranche complet jusqu’à ce que l’esprit mais surtout l’ENVIE de retourner au « charbon » prenne le dessus. Je vais reprendre par des footings et si possible en trail avec mes HOKA ATR CHALLENGER 2. En vélo, je vais privilégier le VTT et probablement le Home Trainer. En natation, bah … je vais remettre mon maillot de bain ET je vais souffrir au début :'(

J’en ai profité pour faire le point de ma saison avec ce qui a fonctionné et ce qui n’a pas fonctionné comme souhaité. Egalement un peu d’entretien de mon « chez moi ». Je suis en train de réfléchir sur le fil directeur de ma saison 2017, la ligne de conduite à adopter, les points qui seront a renouveler et ceux qu’il faudra éviter de reproduire … Je m’occupe aussi de mes différents partenaires et je tente d’en approcher de nouveaux pour m’aider dans mon projet sportif (merci à eux). Une nouvelle maquette tenue est à l’étude également, à suivre.

HOKA me chaussera toujours pendant les 2 prochaines saisons

GOODMAN aura la lourde tache d’entretenir mes vélos

M9 m’habillera de la tête aux pieds

LES ALLIGATORS SEYNOD auront ma licence FF-Tri

CHRIS NET celle de la FF-Cyclisme et m’aidera en plus pour le Triathlon

MAVIC et BV SPORT devraient poursuivre l’aventure avec moi ainsi que PUNCH POWER, BEUCHAT et ROTOR.

Je vous tiendrai au courant rapidement là dessus ainsi que sur mes objectifs 2017 mais ce que je peux dire c’est que « l’Été s’ra chaud ! »

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Triathlon de Baudreix – Championnat de France LD

Le jour J !

Je suis sur la plage du Lac en train de me préparer à enfiler ma combinaison néoprène. A 2m de moi, Charlotte Morel est sur le point de finir cette pré épreuve. Il lui manque plus qu’à « zipper » celle ci pour aller s’échauffer dans le plan d’eau. Elle est un peu stressée, Fred Belaubre est absent pour l’étape finale. Avec Maureen on rigole un peu pour détendre l’atmosphère. Intérieurement je suis stressé certainement plus qu’elle car on commence par la natation, mon point faible, alors qu’il s’agit de son point fort (elle aura le 6è temps scratch).

Le départ fille est donné pendant que les hommes, nous attendons dans le SAS d’appel. On nous donnes le feu vert pour nous rendre dans l’eau, je vois que ça part en courant, je suis le mouvement, ça nage déjà vite, je me demande si le départ n’est pas donné (?) … ah bah non finalement c’était juste pour être bien placé sur la ligne de départ (départ dans l’eau). On est un peu les uns sur les autres, ok, ça va fighter quelques mètres ! je suis en 2ème ligne juste derrière Julien Pousson (pour moi le meilleur nageur du lot) et Arnoud Guilloux (le grand favori). Coup de pistolet, 20-25m de water polo pour éviter d’en prendre plein la tête. Les 2 de devant prennent le large et ça me laisse la place pour nager « normalement ». On ne me monte pas trop dessus, je m’attendais à bien pire !

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On avait 3 boucles à faire avec 2 sorties Australiennes. J’avais prévenu Maureen qu’un nageur comme Pousson devrait me mettre près de 9′ au total. Que l’écart allait se faire de façon « exponentiel » à cause de la fatigue qui allait être plus importante chez moi que chez lui à cause de mon manque de technique ! 1ère boucle 2’15, ok je suis bien dans mes temps

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2è boucle 5’10, ok la fonction exponentielle débute, j’ai les bras HS, je fais l’Australienne en les laissant pendre afin de récupérer un peu. Je tente même de marcher sur l’eau mais non, ça ne fonctionne pas pour moi ^^

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Je suis dans un petit groupe et je m’accroche pour la dernière rotation. Je dois me retrouver avec des nageurs de mon niveau car j’arrive bien a prendre le sillage. Fin de natation en 43’24 (55è). Je suis dans les pieds à Damien Favre Felix, ce qui est bien pour moi. Retard annoncé par mon assistante du jour : 8’15 => la fonction exponentielle s’est assouplie un peu et surtout je suis dans les temps annoncé. Julien Pousson n’est pas en tête en plus de cela et Arnaud Guilloux est sorti en 38’36.

Durant la T1, Damien me dit que je peux largement revenir dans les 10. Au parc, j’enfile un maillot de vélo MC avec un coupe vent dans la poche arrière. Je laisse les manchettes au sol, pas besoin ! je décolle du Parc, mon épreuve CLM peut alors débuter.

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On a 20km profil légèrement montant pour se présenter au pied du col du Soulor. J’avais décider de « bloquer » mon effort à une certaine puissance. Au pied, Fred Belaubre (en train de jouer le journaliste caméraman) m’annonce 12è avec 3’48 de retard !!! J’ai repris la moitié de mon retard en 3x rien. Je gère les montées du Soulor et de l’Aubisque. Au sommet du parcours j’ai quasiment 2h d’effort de fait, 320w de moyenne (20 de plus que lors des 2h10 du Tri de Doussard) et je suis 4è à 25″ de Colin Arros et 20″ d’Arnaud Guilloux. 3’20 de retard sur la tête. Mais je gère ^^

Champion de France LD 2

Dans la descente, je claque rapidement des dents, j’ai l’impression que je vais en perdre tellement ça claque mais là je n’arrive pas à contrôler alors je m’efforce de manger, boire et surtout de vite redescendre afin de retrouver des températures clémentes. Sur le bas je reviens sur les 2 Bretons, je passe de suite et je termine la descente avec 2 gros virages bien négociés. Dans le village je sème mes adversaires. J’avais décidé de rentrer #souple (comme diraient Barek, Christophe et Pat’). Je me couche autant que possible sur mon vélo, on est sur un profil plutôt descendant. Il reste 40km.

De retour au Parc, 40″ de retard sur le leader que je ne connais pas. J’enfile mes chaussettes, je me précipite un peu et je décolle sans avoir enlevé mon maillot de vélo. Demi tour, je le dépose à mon emplacement, 10″ de perdu mais une surchauffe évitée ! Et me voilà parti pour 20,5km de course à pied.

15 jours plus tôt j’avais réussi à courir 18,5km vallonné à 4’04/km sur un Half sans trop me faire mal. Là la fatigue est plus importante de part la natation et un vélo plus long. 3’50-3’55/km me semble tenable. J’ai un visuel sur l’homme de tête. L’écart fond doucement. Au km4, j’observe 40″ (il avait déjà enfilé ses chaussettes pour le vélo). 500m plus loin il est arrêté sur le bord de la piste, je prends la tête. La boucle se termine par un aller / retour sur 3km. Ca me donne une idée de mon avance au bout de 8-9km environ. Je constate avec étonnement que j’ai un bon km d’avance sur Guilloux et Fraysse (que je ne connaissais absolument pas) et presque 2,5km sur Jeannin puis 3 sur Pousson. Le constat est que le podium semble déjà acquis ! C’est toujours ça de positif. En terminant la boucle je demande à Maureen l’écart que j’avais sur MON favori en T2, elle est derrière l’appareil photo et hurle 3’30. Le 2è constat est que l’écart se creuse visiblement…

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Elle gère la photo, les chronos et les encouragements quand même !!!

Je suis bien, encore très lucide et j’arrache de la table de ravito une poignée de quartiers d’orange. Je m’alimente, surtout pas d’erreur car il faut encore tenir l’allure quasiment 40′. Je tiens le coup, Coca et Eau aux ravitos. Sur l’aller – retour final chaque foulée c’est 1″ de moins entre moi et la victoire. Je ne croise personne excepté des concurrents qui sont dans leur 1er tour. Il doit me rester 3km quand je comprends que le titre est acquis, le cerveau est dans les nuages et coupe l’alimentation aux jambes … je perds 15-20″/km car il semble vouloir savourer le moment et ne pas se faire trop mal, j’accepte volontiers sa décision. Je constate en plus que mon écart s’est stabilisé. Je passe sur la passerelle a 500m de l’arrivée.

Champion de France LD 3

Les concurrents me cèdent la priorité et me félicitent. L’émotion essaye de prendre le dessus mais depuis le vélo je suis dans la gestion, alors je gère ^^

Je tourne à gauche, tapis bleu, léger faux plat descendant, ligne d’arrivée. Je n’entends plus rien, je ne vois qu’un truc : la banderole « FFTRI » pour couper la ligne en vainqueur. Je suis en footing, plus lent que mes séances avec mon JCC (il se reconnaitra), je termine même en marchant … j’attrape cette banderole que je soulève : JE SUIS CHAMPION DE FRANCE !!!

Champion de France LD

L’émotion est au taquet j’en reviens pas, je gère de moins en moins et me laisse envahir un instant

DSC_0066Merci aux sponsors qui me soutiennent : M9 pour les tenues (dessinées par mes soins), BV SPORT pour les compressions #iusebooster #prorecupelite, MAVIC pour les roues, les casques et les chaussures vélo, HOKA pour le running, GOODMAN CYCLES pour la partie vélo, PUNCH POWER pour la dotation complète au niveau alimentation/boisson de l’effort et de récupération

maillot tricolore

Jean-Eudes Demaret prépare l’Iron Man d’Hawaï

Jean-Eudes Demaret prépare l'Iron Man d'Hawaï - Actualité - DirectVeloIl craignait les accélérations et cet effort non-linéaire dont il n’avait plus l’habitude depuis ses débuts en triathlon. Pourtant, l’ancien pro Jean-Eudes Demaret a rapidement trouvé la solution sur le Prix de Bourg-en-Bresse. « Je suis sorti du peloton assez tôt et j’ai fait quasiment toute la course échappé avec différents groupes. C’était le plus simple avec mes nouvelles qualités, et sur une course assez courte de 101,5 km », explique le coureur de deuxième catégorie qui terminera dimanche dernier 4e de l’épreuve, battu seulement par trois concurrents parmi les meilleurs Espoirs.

Ce dimanche, au Prix des Trois Villages Bohas-Meyriat-Rignat (Ain), il a cette fois pris le meilleur sur ses adversaires. Au sprint, il a devancé ses compagnons d’échappée Dorian Godon (Team Vulco-VC Vaulx-en-Velin) et Jaap De Jong (Chambéry CF).

EN ROUTE POUR HAWAI

En 2016, l’ancien professionnel de chez Cofidis participera à son premier Championnat du Monde d’Iron Man, à Hawaï, après s’être qualifié à Vichy l’an passé. « J’ai eu l’idée de m’inscrire début juillet pour une course qui avait lieu en août. Je n’avais jamais couru plus d’un semi marathon dans ma vie.

Tout l’été, je me suis entraîné sérieusement pour cet objectif, avec forcément des déceptions sur les courses car ce n’était pas le même format ni le même rythme », raconte-t-il à DirectVelo. C’est dans cette optique que le Picard axera sa saison. « Toute la première partie, jusqu’à juin, me préparera au France de longue distance.

Après juillet, je me pencherai vraiment sur l’entraînement pour le marathon. Les kilomètres en vélo, je les aurai acquis depuis le début d’année, tout comme la natation. » En ce sens, l’ancien vainqueur d’étape sur le Tour de Picardie et l’Étoile de Bessèges ne fera de la compétition sur route que « très rarement et dans l’unique but de progresser en triathlon ».

SUR UN COUP DE TETE

En prenant sa retraite professionnelle en 2013 et après quelques mois sans sport, Jean-Eudes Demaret avait ressenti le besoin de reprendre dans le même esprit, mais pas uniquement en cyclisme. « J’ai pris beaucoup de poids, je me suis fait plaisir. Il fallait que j’associe quelque chose au vélo et, presque sur un coup de tête et grâce à la motivation d’un ami, je me suis lancé », se souvient celui qui garde un pied dans le monde amateur. « Je suis toujours entraîneur, j’ai un diplôme. J’apprécie de suivre les jeunes, les Juniors quand ils passent Espoir ou les Espoirs quand ils doivent conclure pour devenir professionnels ».

Pour l’avenir, l’athlète de 31 ans a également en tête un projet professionnel qu’il doit encore construire. « Je veux bâtir un socle officiel pour proposer quelque chose de solide », déclare-t-il mystérieusement.